Potale avec inscription WL 1714 MC, Pré des Paul, 2

Potale en pierre calcaire. Niche à voûte cintrée. Encadrement très simple, plat, en pierre rainurée, avec sommet arrondi. Inscription en caractères malhabiles : WL.1714.MC. Le bâtiment concerné fait partie d'une ancienne ferme.

2. petit patrimoine sacré
2.3 potales

Remarques

Les Potales (extrait de: Limet "Olne Le petit patrimoine" 2010). Elles ont une motivation religieuse évidente : elles sont une manifestation de piété à l’égard de la Vierge Marie ou d’un saint. Toutefois, les statuettes d’origine ont presque toutes disparu. Certaines ont été remplacées par des figurines modernes qui ne sont pas nécessairement identiques. Il est difficile dans ces conditions d’établir une typologie scientifique pour le 18e et 19e siècles. On a affaire à une dévotion mariale qui s’explique, dans une certaine mesure, par l’influence de la Contre-Réforme et de la rechristianisation au XVIIe s. Le concile de Trente (ville d’Italie du nord) s’est déroulé en plusieurs sessions au XVIe s et marque un renouveau de l’Église catholique en réaction contre le protestantisme. Les protestants (calvinistes), qui détenaient le pouvoir à Olne à cette époque, sans être hostiles à la mère du Christ, étaient plus que réticents à lui accorder de l’importance dans le culte. Au contraire, les catholiques y étaient profondément attachés : la preuve en est le magnifique tableau de Damery visible en l'église à gauche après l'entrée, commandé et payé par le curé Delva en 1651. La Vierge y est montrée souriante, tenant son bébé dans les bras, entourée de bergers et de servantes sympathiques, en adoration. Cette vague de ferveur, lancée par le concile de Trente, est sans doute à l’origine des potales. Peut-être faut-il y voir une manifestation de résistance contre l’emprise calviniste plus marquée à Olne même. Il est curieux de constater que la définition de l’Immaculée Conception, qui date de 1854, et les diverses apparitions de la Vierge au XIXe s. (à Lourdes, en 1858, par ex.) n’ont eu aucune influence sur la mode des potales qui décline à cette époque. Le terme “potale” vient de /pote/, emprunté au vieux néerlandais /putte/, qui signifie “un petit creux laissé dans le mur”, parfois au-dessus d’une porte, à un carrefour, pour marquer un mur non mitoyen (voir dictionnaire liégeois de J. Haust, Liège 1933). La potale est une manifestation ostentatoire et un souci d’attirer la protection de la Vierge Marie; elle s’allie, de nos jours, à des intentions plus ou moins folkloriques, qui n’excluent toutefois pas la religiosité et une piété sincère (en Outremeuse, à Liège) – DATATION – A Olne, la plupart des potales datent du 18e siècle : les plus anciennes datent de 1708 et 1726, puis se répartissent jusqu’à la fin du siècle (1767, 1780, 1789), mais on en trouve encore au 19e siècle. – ASPECT – La potale présente trois éléments: une niche, son encadrement et la statuette qu’elle abrite. Celle-ci a souvent disparu au fil des ans. 1. La niche. Bien qu’il existe des potales modestes, accrochées au mur, la potale, par définition, est une cavité creusée dans le mur et, plus précisément, dans une pierre, elle-même encastrée dans le mur. La niche a sa partie supérieure voûtée. Ces potales cintrées sont parfois moulurées, nanties d’une sorte de corniche. 2.L’encadrement. La niche peut être simplement creusée dans le linteau de la porte. Le plus souvent, l’encadrement est plat, de forme régulière, presque carrée. Toutefois, la partie supérieure (bâtière) peut être tronquée ou à coins cassés. Ces potales sont simples, sans ornement, mais elles sont parfois sculptées avec plus au moins de recherche. On remarque quelques potales particulièrement ouvragées, présentant divers ornements en relief plat : moulures, volutes, roseaux (?), nom du propriétaire de la maison, date. 3. La statuette. La niche abrite (ou abritait) souvent une statuette de la Vierge, représentée selon trois attitudes principales. La première la montre debout, tenant l’enfant Jésus sur son bras gauche ou droit. La deuxième la représente ramenant les mains sur la poitrine, dans un geste de prière. Enfin, dans la troisième, elle est debout avec les bras légèrement écartés, en signe d’accueil. Ce sont des œuvres banales, répandues à de nombreux exemplaires, que l’on se procurait dans le commerce.

 

lien vers IPIC inventaire RW 63057-INV-0173-01

20X30 cm

pierre calcaire

Date

Date exacte : 1740

Etat

Etat: bon

Dernière mise à jour : 16/05/2022

Localisation

Adresse

Rue Rafhay, Rafhay

Géolocalisation

Longitude: 5.74418
Latitude: 50.5964

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